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	<title>Archives des Numérique - QAPN conseil</title>
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	<description>Favoriser l&#039;engagement et la coopération au travail</description>
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	<title>Archives des Numérique - QAPN conseil</title>
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		<title>ON4/4 : L’utilisation des outils numériques changerait-elle nos modes de vie ?</title>
		<link>https://qapn-conseil.fr/2017/02/12/on44-lutilisation-des-outils-numeriques-changerait-elle-nos-modes-de-vie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Quynh-Anh]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2017 13:32:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[changement conduites]]></category>
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		<category><![CDATA[techno-stress]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous avais promis un quatrième article sur l’utilisation des outils numériques (ON) par les salariés…Ce dernier article fait une synthèse des impacts de cette utilisation sur les modes de vie et sur la santé des salariés. Mais d’abord, voyons les statistiques récentes : elles sont formelles, notre utilisation des ON et d’internet est croissante, pour&#8230;&#160;<a href="https://qapn-conseil.fr/2017/02/12/on44-lutilisation-des-outils-numeriques-changerait-elle-nos-modes-de-vie/" class="" rel="bookmark">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">ON4/4 : L’utilisation des outils numériques changerait-elle nos modes de vie ?</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2017/02/12/on44-lutilisation-des-outils-numeriques-changerait-elle-nos-modes-de-vie/">ON4/4 : L’utilisation des outils numériques changerait-elle nos modes de vie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
	<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } A:link { so-language: zxx } A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --><br />	</style>
<p>Je vous avais promis un quatrième article sur l’utilisation des outils numériques (ON) par les salariés…Ce dernier article fait une synthèse des impacts de cette utilisation<span id="more-274"></span> sur les modes de vie et sur la santé des salariés.</p>
<p>Mais d’abord, voyons les statistiques récentes : elles sont formelles, notre utilisation des ON et d’internet est croissante, pour atteindre la quasi-totalité de la population occidentale : 84% de la population d’Europe de l’Ouest utilise internet en 2016, et jusqu’à <b>88% en France</b></p>
<p><!--more--></p>
<p>(source : étude du CREDOC « Le baromètre du numérique en 2016 » <a href="http://www.credoc.fr/pdf/Rapp/R333.pdf">http://www.credoc.fr/pdf/Rapp/R333.pdf</a>).</p>
<p>Le taux d’équipement atteint <b>82% pour les ordinateurs personnels</b>, et 40% pour les tablettes, ce qui signifie que certaines personnes ont plusieurs équipements. A cela, il faut ajouter le taux d’équipement en smartphone, bien souvent utilisé comme un ordinateur (65%).</p>
<p>Taux d’équipement en ordinateur et tablette à domicile (en % de la population) :</p>
<p>Taux d’équipement en smartphone et téléphone mobile (en % de la population) :</p>
<p>Ce premier constat se double d’un second : l’utilisation des ON est aussi très répandue dans le monde du travail. Ainsi en 2016, <b>67% des actifs utilisent des outils numériques à des fins professionnelles</b> plus de 3 heures par jour (jusqu’à 81% chez les cadres), et 37% les utilisent presque quotidiennement <b>en dehors des heures de travail</b> (jusqu’à 61% pour les chefs d’entreprise et commerçants et 44% chez les cadres) (source : étude Eleas de 2016 sur les pratiques numériques).</p>
<p>Ces chiffres rejoignent les résultats de notre étude « L’impact de l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale des salariés », réalisée avec une enquête sur plus de 800 salariés en juillet 2016 par Julie Finnerty et moi-même.</p>
<p>Dans mes posts précédents, j’ai relaté quelques résultats de notre étude ; elle montre des dépassements de lieux et d’horaires de travail et une <a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/01/on14-etes-vous-hyperconnecte-ou-bipolaire-procentre/"><span style="color: #ff6600;">porosité croissante</span></a> entre vie privée et vie professionnelle. Les débordements des activités sur une autre sphère de vie (du professionnel vers le personnel ou inversement), dus à cette porosité, ne sont d’ailleurs pas toujours perçus consciemment. Et nous relevons en parallèle que les salariés mettent en place des <a href="https://qapn-conseil.fr/2017/01/30/on34-avec-le-numerique-soyons-strategiques/"><span style="color: #ff6600;">stratégies</span> <span style="color: #ff6600;">pour réguler les activités</span></a> afin d’éviter ces débordements. De plus, les activités sont modifiées avec les ON, avec une augmentation des flux d’information et de demandes, une instantanéité des échanges, et des exigences accrues de performance. Tous ces phénomènes conduisent à une <a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/"><span style="color: #ff6600;">augmentation de la charge mentale </span></a>aussi bien cognitive que psychologique, en volume et en typologie.</p>
<p>Ces constats montrent que <b>les conduites changent </b>avec l’utilisation des ON : les activités des différentes sphères de vie (personnelle et professionnelle dans notre étude) sont de plus en plus imbriquées, dans une gestion commune, selon une certaine stratégie. Nous montrons alors une tendance à une nouvelle représentation de « <b>système global de vie </b>», où les activités ne sont plus gérées et/ou réalisées chacune dans un sous-système<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a>, en des temps et lieux dédiés, mais conjointement, dans un flot continu de demandes, d’informations et d’actions. Vous commandez vos courses sur internet pendant les heures de travail, répondez à un sms de votre boss en préparant le dîner, vérifiez des informations sur internet pendant la réunion mensuelle, planifiez vos activités personnelles sur l’outil d’agenda électronique professionnel…</p>
<p><a name="_GoBack"></a>Outre les impacts sur les modes de vie, nous avons recherché les impacts de l’utilisation des ON sur la santé des salariés. <b>Presque la moitié des personnes interrogées déclare l’apparition ou l’accentuation de symptômes tels qu&rsquo;une fatigue au réveil ou un trouble du sommeil, liés à l’utilisation des ON</b>. Environ un tiers des participants se dit être proche du burn-out et un quart des participants reconnait avoir des comportements agressifs, en lien avec ces outils. Certaines personnes peuvent présenter plusieurs de ces symptômes.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-268" src="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-03-06-à-22.59.55-300x148.png" alt="impacts santé outils numériques" width="300" height="148" srcset="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-03-06-à-22.59.55-300x148.png 300w, https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-03-06-à-22.59.55.png 724w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ces chiffres sont à mettre en regard des phénomènes de <b>techno-dépendance, de techno-stress et de FOMO</b><a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a>, induits par l’utilisation des ON. Les études montrent qu’ils sont dus à la surcharge informationnelle en même temps qu’une crainte de manquer une information importante. Ils sont d’autant plus alarmants que l’utilisation des ON est en même temps associée à un gain en autonomie et en efficacité de travail, et que ces outils deviennent pour beaucoup (surtout chez les cadres) quasi-indispensables.</p>
<p>Au-delà des conclusions de notre étude, il me semble que, dans ces conditions, <b>la place du travail est à réinterroger. </b>La saine distance au travail qui permet de relativiser les vécus et peser l’importance des demandes semble se réduire, <i>a fortiori</i> si toutes les activités sont gérées comme un seul « système global de vie ».</p>
<p>Pour appliquer le tout récent article 55 de la loi Travail, relatif au droit à la déconnexion, les partenaires sociaux devront prendre en compte ces processus psychosociaux afin de rechercher une bonne acceptabilité des mesures proposées. Un travail de sensibilisation et de formation sur ces questions auprès des salariés, à tous les niveaux hiérarchiques, me paraîtrait indispensable pour initier la démarche.</p>
<p>Références :</p>
<p>Curie, J., Hajjar, V. (1987). <i>Vie de travail </i><span style="font-family: 'American Typewriter', serif;"><i>‐</i></span><i> Vie hors travail. La vie en temps partagé</i>. In C. Lévy-Leboyer &amp; J.C. Spérandio (Eds), Traité de psychologie du travail (pp. 37<span style="font-family: 'American Typewriter', serif;">‐</span>55). Paris : PUF.</p>
<p><span lang="en-US">Hung, W.-S. et al. (2011). Managing the risk of overusing mobile phones in the working environment : a study of ubiquitous techno-stress. </span><span lang="en-US"><i>Proceedings 15th Pacific Asia Conference on Information Systems</i></span><span lang="en-US">, Brisbane, Queensland University of Technology.</span></p>
<p>Popma, J. (2013). <i>Technostress et autres revers du travail nomade</i>. <span lang="en-US">Bruxelles : Imprimerie European Trade Union Institute.</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><sup></sup> Selon le modèle du « système des activités » de Curie et Hajjar où chaque sous-système (familial, professionnel, personnel…) est en interaction avec les autres, mais en est distinct.</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a><sup></sup> FOMO : de l’anglais « fear of missing out ».</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2017/02/12/on44-lutilisation-des-outils-numeriques-changerait-elle-nos-modes-de-vie/">ON4/4 : L’utilisation des outils numériques changerait-elle nos modes de vie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
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		<title>ON3/4 : Avec le numérique, soyons stratégiques !</title>
		<link>https://qapn-conseil.fr/2017/01/30/on34-avec-le-numerique-soyons-strategiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Quynh-Anh]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2017 13:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[organisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans mes deux posts précédents, j’évoquais les conséquences de l’utilisation des outils numériques (ON) sur nos habitudes de travail et sur la charge mentale. Il y était notamment question de la difficulté de séparer les activités professionnelles et personnelles, avec l’utilisation des outils tels que les smartphones ou les emails. Ces outils mobiles permettent en&#8230;&#160;<a href="https://qapn-conseil.fr/2017/01/30/on34-avec-le-numerique-soyons-strategiques/" class="" rel="bookmark">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">ON3/4 : Avec le numérique, soyons stratégiques !</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2017/01/30/on34-avec-le-numerique-soyons-strategiques/">ON3/4 : Avec le numérique, soyons stratégiques !</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
	<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --><br />	</style>
<p>Dans mes deux posts précédents, j’évoquais les conséquences de l’utilisation des outils numériques (ON)<a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/01/on14-etes-vous-hyperconnecte-ou-bipolaire-procentre/"> sur nos habitudes de travail</a> et<a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/"> sur la charge mentale.</a></p>
<p><span id="more-266"></span></p>
<p>Il y était notamment question de la difficulté de séparer les activités professionnelles et personnelles, avec l’utilisation des outils tels que les smartphones ou les emails. Ces outils mobiles permettent en effet d’être joint à tout moment et en tout lieu, ce qui peut être très utile, mais ne facilite pas la distinction des activités professionnelles et privées, et crée différents types de charge mentale.</p>
<p>Lors d’une étude que j’ai menée avec ma collègue Julie Finnerty en juillet 2016 (« L’impact de l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale des salariés »), nous avons réalisé une enquête sur plus de 800 salariés. Cette enquête montre que <b>42% des salariés ont recours à des stratégies </b>spécifiques de régulation et de coordination entre les activités professionnelles et personnelles, en lien avec l’utilisation des ON.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-267" src="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-01-13-à-18.38.38-300x193.png" alt="Stratégies d'organisation outils numériques" width="379" height="244" srcset="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-01-13-à-18.38.38-300x193.png 300w, https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-01-13-à-18.38.38-768x493.png 768w, https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/Capture-d’écran-2017-01-13-à-18.38.38.png 944w" sizes="(max-width: 379px) 100vw, 379px" /></p>
<p>J’avais expliqué dans un de mes posts les raisons des difficultés de mise en place, par les entreprises, de règles de déconnexion destinées à mieux séparer les activités professionnelles des activités personnelles (nous verrons comment peut se décliner la toute récente loi sur le droit à la déconnexion…). Ces difficultés tiennent notamment au fait que, lorsqu’elle est imposée, la déconnexion suscite un sentiment de perte d’autonomie, celle-ci étant de plus considérée comme un gain notable lié à l’utilisation des ON.</p>
<p>Nous voyons pourtant ici que près de la moitié des salariés font appel, de leur propre chef, à des stratégies de régulation afin de coordonner les activités professionnelles et personnelles. La mise en place de ces stratégies n’est corrélée avec aucun facteur socio-démographique (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, situation familiale ou secteur d’activité), indiquant que <b>toute la population des salariés peut être concernée</b>.</p>
<p>Ces stratégies montrent que <b>les salariés sont acteurs de leur mode de travail</b> et qu’ils adaptent leur fonctionnement à leurs besoins spécifiques, en détournant parfois l’usage des ON à leur service. Ceci alors même que ces ON sont les vecteurs d’un brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle, et d’une charge mentale plus importante.</p>
<p>Ces stratégies peuvent être de <b>l’auto-limitation</b> de l’utilisation des outils numériques : des règles que l’on s’impose mais auxquelles l’on peut déroger, au contraire des règles de déconnexion imposées par l’entreprise (impossibilité d’envoyer un email après une certaine heure par exemple). Elles consistent aussi souvent en une <b>entente avec les personnes concernées</b>, dans l’entourage professionnel et/ou dans l’entourage personnel. Les ententes sont toutefois plus cadrées et donc plus facilement respectées lorsqu’elles sont conclues avec l’employeur (par exemple l’adaptation des horaires de travail) que lorsqu’elles sont passées avec l’entourage familial (« Ne m’appelle que si c’est urgent… »). D’autres stratégies, enfin, portent sur <b>l’usage des ON </b>: avoir un téléphone portable professionnel et un autre personnel, ce qui représente une tentative de séparation des usages, ou à l’inverse, utiliser l’agenda électronique professionnel pour gérer en parallèle ses activités personnelles.</p>
<p>Toutefois, la mise en place de stratégies amène aussi une forme de <b>méta-travail</b> (organiser, planifier, faire s’accorder les horaires…) qui vient s’ajouter à la charge mentale induite par l’utilisation des ON.</p>
<p>Il est intéressant de relever que le choix des stratégies donne un aperçu de <b>l’identité professionnelle</b> du salarié, de son <b>rapport au travail</b>, et du <b>type de relation</b> qu’il entretient entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle (voir mon premier post) : les <b>hyperconnectés</b> admettent des frontières très perméables entre leurs vies privée et professionnelle, les <b>bipolaires procentrés</b> cloisonnent les activités en admettant plutôt un empiètement de la vie professionnelle sur la vie privée, et les <b>bipolaires orientés foyer</b> cloisonnent aussi les activités, en autorisant plutôt les incursions de la vie personnelle au travail.</p>
<p>Pour autant, 62% des personnes qui mettent en place une stratégie connaissent un <b>débordement</b> de la vie professionnelle vers la vie personnelle, et 23% d’entre elles connaissent un débordement du personnel vers le professionnel.</p>
<p>Parmi les salariés qui connaissent un débordement des activités (dans un sens ou dans l’autre) :</p>
<ul>
<li>près de la moitié d’entre eux déclarent que c’est <b>parce qu’ils</b> <b>n’arrivent pas à suivre une stratégie d’organisation</b>,</li>
<li>environ un quart <b>parce qu’ils</b> <b>acceptent les débordements</b>,</li>
<li>et presque un quart <b>parce qu’ils</b> <b>sont contraints d’accepter ces débordements</b>.</li>
</ul>
<p>Finalement, très peu de salariés qui ressentent un débordement répondent que c’est parce qu’ils ne s’organisent pas pour l’éviter (6 à 7%).</p>
<p align="CENTER"><strong><em>Il y a presque toujours, sinon une tentative, au moins une volonté de s’organiser pour réguler ses activités et éviter de se sentir débordé dans un sens ou dans l’autre.</em></strong></p>
<p>Et ceux qui ne se sentent pas débordés ? Parmi ceux qui ne sentent pas de débordement du professionnel vers le personnel, 62% affirment que c’est parce qu’ils mettent en place des stratégies d’organisation. Ils sont 75% à le déclarer parmi ceux qui ne connaissent pas de débordement du personnel vers le professionnel.</p>
<p>Et vous-mêmes, quelles stratégies mettez-vous en place pour réguler vos activités personnelles et professionnelles ? Que pensez-vous des pratiques de déconnexion mises en place par les entreprises ? Partagez avec nous vos pratiques et vos astuces pour éviter d’être débordé…</p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2017/01/30/on34-avec-le-numerique-soyons-strategiques/">ON3/4 : Avec le numérique, soyons stratégiques !</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ON2/4 : Charge mentale et outils numériques…</title>
		<link>https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Quynh-Anh]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2016 08:38:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[attracteur cognitif]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[burn out]]></category>
		<category><![CDATA[charge mentale]]></category>
		<category><![CDATA[cognitive]]></category>
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		<category><![CDATA[méta-travail]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[psychique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on pense à l’utilisation des outils numériques au travail, on se dit : « ça va plus vite »…c’est sûr qu’un tableur vous permet de faire des calculs que vous faisiez avant à la main (il y a…longtemps !). Mais au-delà d’une rapidité de calcul, quels impacts peut avoir l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale ? Autant&#8230;&#160;<a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/" class="" rel="bookmark">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">ON2/4 : Charge mentale et outils numériques…</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/">ON2/4 : Charge mentale et outils numériques…</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css">
	<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --><br />	</style>
<p>Quand on pense à l’utilisation des outils numériques au travail, on se dit : « ça va plus vite »…c’est sûr qu’un tableur vous permet de faire des calculs que vous faisiez avant à la main (il y a…longtemps !). Mais au-delà d’une rapidité de calcul, quels impacts peut avoir l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale ?</p>
<p><span id="more-190"></span></p>
<p>Autant la pénibilité physique est une notion que chacun peut facilement imaginer, avec ses impacts visibles : mal de dos, troubles musculo-squelettiques, etc, autant la charge mentale est une notion plus difficile à appréhender et à mesurer car les impacts sont invisibles et sa définition même ne fait pas l’objet d’un consensus. Tout d’abord…</p>
<p align="CENTER"><strong><em>…qu’est-ce que la charge mentale ?</em></strong></p>
<p>Dans une étude que j’ai réalisée en juillet 2016 avec ma collègue Julie Finnerty (« L’impact de l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale des salariés »), nous avons recensé pas moins de 12 définitions de la charge mentale (non exhaustives), les unes complétant les autres. Je vais me contenter ici de résumer cette notion en donnant quelques ingrédients qui entrent dans sa composition :</p>
<ul>
<li>exigences de la tâche,</li>
<li>ressources disponibles,</li>
<li>interactions nécessaires entre l’opérateur et la tâche (recours à l’expérience, stratégies, anticipations, planification…),</li>
<li>niveau de performance attendu,</li>
<li>environnement de travail,</li>
<li>motivation,</li>
<li>ressources mobilisables,</li>
<li>tâches requises par ailleurs,</li>
<li>représentation de la situation,</li>
<li>sens donné à la tâche,</li>
<li>rapport au travail,…</li>
</ul>
<p>On voit par ces éléments que la charge mentale admet des différences inter-personnelles et intra- individuelles ; une même tâche ne produira pas la même charge mentale chez deux personnes (qui n’ont pas la même expérience, le même rapport à cette tâche…), et une même personne ne connaîtra pas la même charge mentale à deux moments différents (selon ses ressources du moment, les autres tâches qu’elle doit réaliser…). Il peut y avoir une surcharge, ou une sous-charge ; entre les deux, une zone de confort. Par ailleurs, on comprend que la charge mentale sous-tend deux versants : <b>la charge mentale cognitive et la charge mentale psychique</b>.</p>
<p>L’enquête que nous avons réalisée dans notre étude, auprès de plus de 800 salariés, montre que tous les facteurs de charge mentale que nous évoquons ici sont présents chez les salariés, en liaison avec l’utilisation des outils numériques (ON) :</p>
<p align="CENTER"><strong><i>Charge mentale cognitive</i></strong></p>
<p>En effet, l’utilisation des ON est caractérisée par ce que Lahlou a appelé les <b>« attracteurs cognitifs »</b> : des éléments matériels ou immatériels qui se présentent simultanément à l’individu. Votre smartphone émet un petit bip et vous ne pouvez vous empêcher d’interrompre votre interlocuteur pour au moins jeter un œil au sms, vous avez perdu le fil de la conversation. Vous travaillez sur un document important sur l’ordinateur quand <b>un pop-up vous signale l’arrivée d’un email</b> et voilà votre concentration happée par une demande « urgente ». L’auteur parle du <b>syndrome de débordement cognitif</b> accentué par tous les attracteurs cognitifs (qui ne sont pas que numériques, d’ailleurs) ; il souligne comme effet la tendance à la procrastination et la frustration de n’avoir pas pu accomplir les tâches importantes prévues.</p>
<p><b>L’immédiateté</b>, très liée à l’utilisation des ON, avec les injonctions à la réactivité, augmente la charge mentale cognitive en réduisant les possibilités d’anticipation et de planification. Et cet effet est aggravé par l’accroissement exponentielle des <b>flux d’information</b> et la facilité de communication, avec pour conséquences des demandes de tâches plus fréquentes (parfois des tâches très secondaires mais qui viennent polluer les capacités cognitives) et des <b>activités fragmentées</b>. L’attention est sans cesse détournée, partagée entre plusieurs tâches ; et il faut un effort cognitif supplémentaire de remise en contexte d’une tâche, de re/déliaison entre différentes tâches, de réévaluation des ressources cognitives et temporelles.</p>
<p>De plus, on constate l’apparition du <b>« méta-travail »</b>, une nouvelle forme de travail composée de tâches d’organisation et de coordination entre les activités : mémorisation des différentes activités parallèles, mise en perspective entre les activités, réinvestissement dans une tâche antérieure, mais aussi plus de logistique et de besoin de communication. Voir à ce sujet les travaux de Bobillier Chaumon notamment.</p>
<p>Et cerise sur le gâteau, ces effets peuvent être sans fin car les outils numériques permettent des sollicitations à toute heure et en tout lieu, puisque nous avons tellement de mal à nous passer de notre smartphone qui nous permet de consulter sms et emails en permanence (voir mon post précédent www.linkedin.com/hp/update/6213040956384518144).</p>
<p align="CENTER"><strong><i>Charge mentale psychique</i></strong></p>
<p>Pour le <b>versant psychique</b>, la charge mentale est peut-être encore plus difficile à appréhender. On peut citer comme exemple la perte du caractère relationnel dans les communications médiées par les ON (n’avez-vous jamais envoyé un mail à votre voisin de bureau alors que vous pourriez aller le voir directement ?). Le glissement est léger, il ne semble pas nocif en soi, mais il favorise <b>l’isolement social. </b>En analysant cette situation, on constate que le manque de relationnel modifie les modes d’encadrement et de communication, et peut conduire au sentiment de manque de soutien (de la part de la hiérarchie ou des pairs).</p>
<p>En lien avec ce que j’ai dit sur la frustration de ne pas pouvoir réaliser les tâches importantes car nous sommes pris par des tâches parasites, il y a la <b>perte de sens du travail</b> (beaucoup d’articles sur le brown-out circulent ces temps-ci…). La perte de sens résulte aussi de l’absence de cohérence entre les différentes tâches réalisées, et de la fragmentation du travail (d’où la nécessité du méta-travail de remise en liaison des tâches). La <b>motivation</b> est également impactée dans ce contexte.</p>
<p>Enfin, un point non négligeable en termes de charge psychique, la porosité entre sphères professionnelles et privées liée à l’utilisation des ON a des conséquences sur les <b>relations entre les sphères d’activité</b>. Le débordement des activités professionnelles dans la sphère familiale peut engendrer des tensions entre les membres de la famille. De même que des sollicitations personnelles trop fréquentes au travail peut engendrer un malaise pour le travailleur, voire une culpabilité. L’omniprésence des ON peut de plus empêcher les salariés de se dégager de leurs préoccupations professionnelles (réception d’emails à toute heure…) ce qui peut réduire les capacités de récupération et conduire aux troubles du sommeil. A un stade avancé, les salariés qui ont le moins de distance à leur travail ont un <b>risque accru d’épuisement professionnel</b> (burn-out).</p>
<p align="CENTER"><strong><i>Et le positif ?</i></strong></p>
<p>Nous y revenons…Bien sûr, l’utilisation des ON comporte aussi des aspects positifs qui peuvent constituer des ressources qui compensent les différentes charges mentales engendrées que je viens d’évoquer. Quelques ressources qui sont apparues dans notre enquête concernent <b>l’autonomie</b> acquise grâce aux ON, le <b>sentiment d’être efficace</b> dans son travail, et le <b>gain de temps</b> <b>dans les déplacements</b>. Pour l’autonomie, nous pouvons citer la possibilité de gérer son temps, de finir un dossier ailleurs qu’à son bureau, de travailler avec des collaborateurs à distance… Cette sacro-sainte autonomie (surtout pour les cadres) est considérée comme un apport important des ON et constitue le principal frein aux tentatives de régulation par des règles de déconnexion (voir mon post précédent). L’acquisition d’autonomie apparaît cependant moins dans notre enquête (67% des personnes) que les situations de pression et de demandes de réactivité (81%) facilitées par l’utilisation des ON.</p>
<p>Le sentiment d’être efficace dans son travail rejoint le <b>sentiment d’efficacité personnelle</b> (SEP, notion développée par Bandura), puissant moteur de motivation. Le salarié peut se sentir efficace grâce notamment aux capacités énormes de calcul des ordinateurs, la rapidité d’accès aux informations utiles ou de production. Ce sentiment peut aussi s’accompagner du sentiment d’être performant dans l’utilisation des outils numériques.</p>
<p>Enfin, en termes de logistique, les ON permettent sans conteste de gagner du temps, ou du moins de ne pas en perdre, lorsqu’une visio-conférence est possible, lorsqu’une information importante de dernière minute est reçue sur son smartphone et évite d’avoir à revenir au bureau consulter ses emails, ou lorsque l’agenda électronique partagé permet à tous les collaborateurs d’organiser les activités.</p>
<p><a name="_GoBack"></a>Il est certain, les outils numériques nous permettent de faire beaucoup de choses que nous ne pouvions pas faire avant, et beaucoup plus rapidement. Mais ils s’accompagnent de nouvelles formes de charge mentale, aussi bien cognitive que psychique…alors <b>comment valoriser les aspects positifs apportés par les outils numériques</b> afin que les salariés n’en paient pas le prix fort ?</p>
<p><span style="font-size: small;">Références :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Lahlou (2002). </span><span style="font-size: small;">Travail de bureau et débordement cognitif. </span><span style="font-size: small;">Dans Jourdan, M. &amp; Theureau, J. </span><span style="font-size: small;"><i>Charge mentale : notion floue et vrai problème</i></span><span style="font-size: small;"><i>. </i></span><span style="font-size: small;">Toulouse : Octarès.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Bobillier Chaumon, M.-E, Sarnin, P., Cuvillier, B., &amp; Vacherand-Revel, J. (2015). L’activité médiatisée des cadres par les technologies : de nouvelles pratiques pour de nouvelles compétences ? In C. Felion &amp; L. Lerouge (Eds), </span><span style="font-size: small;"><i>Les cadres face aux TIC : enjeux et risques psychosociaux au travail</i></span><span style="font-size: small;">. Paris : L&rsquo;Harmattan.</span><span style="font-size: small;">Bandura</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span lang="en-US">Bandura, A. (1997). </span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-US"><i>Self-Efficacy : the Exercise of Control</i></span></span><span style="font-size: small;"><span lang="en-US">. </span></span><span style="font-size: small;">New York : Freeman.</span></p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/12/on24-charge-mentale-et-outils-numeriques/">ON2/4 : Charge mentale et outils numériques…</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
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		<title>ON1/4 : Etes-vous hyperconnecté, ou bipolaire procentré ?&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quynh-Anh]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 09:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[déconnexion]]></category>
		<category><![CDATA[espace de travail]]></category>
		<category><![CDATA[hyperconnexion]]></category>
		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>
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		<category><![CDATA[vie professionnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>…ou encore bipolaire orienté foyer ? Selon les études d’auteurs comme Le Douarin ou Prost et Zouinar, l’essor de l’utilisation des outils numériques (ON), aussi bien pour des usages domestiques que professionnels, contribue à brouiller les frontières entre activités privées et activités professionnelles. Les auteurs montrent que certaines personnes admettent plus facilement des activités professionnelles à&#8230;&#160;<a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/01/on14-etes-vous-hyperconnecte-ou-bipolaire-procentre/" class="" rel="bookmark">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">ON1/4 : Etes-vous hyperconnecté, ou bipolaire procentré ?&#8230;</span></a></p>
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<p>…ou encore bipolaire orienté foyer ?</p>
<p>Selon les études d’auteurs comme Le Douarin ou Prost et Zouinar, l’essor de l’utilisation des outils numériques (ON), aussi bien pour des usages domestiques que professionnels, contribue à <b>brouiller les frontières entre activités privées et activités professionnelles</b>.</p>
<p><span id="more-200"></span></p>
<p>Les auteurs montrent que certaines personnes admettent plus facilement des activités professionnelles à la maison (les « bipolaires » procentrés), tandis que d’autres réalisent plus facilement des incursions d’activité privées au bureau (les « bipolaires » orientation foyer), et d’autres encore connaissent une réelle fragmentation des temps sociaux avec des imbrications d’activités dans les deux sens (les « fragmentés », avec une hyperconnexion maîtrisée).</p>
<p>Nous avons ainsi de plus en plus tendance à <b>rapporter du travail à la maison </b>: un ordinateur portable et un smartphone suffisent là où il fallait auparavant ramener une pile de dossiers, et les consultations d’emails depuis n’importe où permettent une communication quasi-permanente. Mais nous avons aussi tendance à <b>faire</b> <b>plus d’activités personnelles au travail</b> : organiser le prochain voyage, consulter la météo, faire ses achats…</p>
<p>En juillet 2016, j’ai réalisé avec ma collègue Julie Finnerty une étude sur l’utilisation des outils numériques et leur impact pour les salariés (« L’impact de l’utilisation des outils numériques sur la charge mentale des salariés »), à l’aide d’un questionnaire que nous avons construit.</p>
<p>Les résultats sur plus de 800 salariés de divers secteurs d’activité montrent qu’avec l’utilisation des ON, 55% des personnes perçoivent un débordement des activités professionnelles sur les activités personnelles, et 20% perçoivent un débordement dans l’autre sens. Les outils comme les smartphones, les ordinateurs portables ou les emails et agendas électroniques ont d’ailleurs souvent une double utilisation professionnelle et personnelle (19 à 41%).</p>
<p>En creusant un peu, l’enquête montre aussi que, parmi les personnes qui déclarent ne pas connaître de débordement du professionnel vers le personnel,<b> les trois quarts travaillent pourtant en dehors de leur lieu ou leurs horaires de travail</b>. Et parmi ceux qui disent ne jamais travailler en dehors de leur bureau,<strong> presque la moitié déclare pourtant utiliser les outils numériques à des fins professionnelles en dehors de leur lieu et horaires de travail</strong>…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="CENTER"><strong><i>Que penser de ces contradictions ?</i></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A défaut d’avoir pu questionner ces personnes sur les raisons de ces divergences dans leurs réponses, nous pouvons nous interroger sur plusieurs points :</p>
<ul>
<li>Avons-nous toujours conscience que notre travail déborde sur notre vie privée lorsque nous passons un coup de fil professionnel à la maison, ou lorsque nous répondons à des emails (tous urgents) pendant les vacances… ?</li>
<li>Plus encore, l’utilisation des outils numériques professionnels en dehors du bureau et des heures de travail est-elle perçue comme du « vrai » travail ?</li>
</ul>
<p>Rappelons que l’enquête s’adressait à des salariés et non des entrepreneurs, pour qui les enjeux sont différents. Les salariés ont un contrat de travail, des horaires de travail et un lieu de travail définis ; le tout circonscrit <b>un</b> <b>cadre de travail</b> (les déplacements étant aussi définis par un cadre de travail).</p>
<p>Or notre enquête montre que dépasser ce cadre de travail avec l’utilisation des outils numériques n’est pas forcément perçu comme un débordement sur le privé, ni même comme du travail.</p>
<p>Pour éclairer la problématique, il faut comprendre que le <b>numérique accélère</b> toutes les étapes de production (de la conception à la vente du produit final) et permet souvent de s’affranchir d’un lieu fixe de travail, grâce aux technologies mobiles. <b>Le</b> <b>rythme de travail</b> est alors modifié : réactivité, disponibilité, interruption de tâches, bannissement des temps morts&#8230; <b>L’espace de travail</b> est également modifié : partage du bureau, travail à distance…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-170" src="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/1-time-1739629__340-300x169.jpg" alt="temps de travail, horloges" width="300" height="169" srcset="https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/1-time-1739629__340-300x169.jpg 300w, https://qapn-conseil.fr/wp-content/uploads/2017/04/1-time-1739629__340.jpg 604w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="CENTER"><strong><i>L’unité d’espace et de temps du travail n’a plus cours avec le numérique</i></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et l’explosion des cadres spacio-temporels du travail induit une <b>porosité grandissante entre les sphères privées et professionnelles</b>. Ceci est d’autant plus facilité que les outils numériques composent notre quotidien : pour s’informer, se divertir, se former, trouver une recette de cuisine (oui, oui, j’en suis !), et surtout consommer…</p>
<p>Il y a bien des tentatives de régulation, avec des règles de « <b>déconnexion </b>» dans certaines entreprises (pas d’envoi de mail après une certaine heure…), mais ces initiatives rencontrent peu de succès car elles se heurtent à des barrières psychologiques bien difficiles à surmonter : crainte de perte d’autonomie (un gain notable apporté par l’utilisation des outils numériques), crainte de perte des facilités d’organisation (un dossier à finir alors qu’il faut aller chercher les enfants…), et aussi difficulté d’être exemplaire pour les dirigeants d’entreprise (ce qui peut se comprendre étant donné le nombre de sollicitations dont ils font l’objet). De plus, comment déconnecter lorsque les attendus implicites de l’employeur sont pour plus de productivité et de joignabilité ?</p>
<p><a name="_GoBack"></a></p>
<p><span style="font-size: small;">Références :</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span lang="en-US">Le Douarin, L. (2007). Les chem</span></span><span style="font-size: small;">ins de l’articulation entre vie privée et vie professionnelle. Les usages personnels des technologies de l&rsquo;information et de la communication au bureau, </span><span style="font-size: small;"><i>Réseaux, 140</i></span><span style="font-size: small;">, 101-132.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Prost, M., &amp; Zouinar, M. (2015). De l’hyper-connexion à la déconnexion : quand les entreprises tentent de réguler l’usage professionnel des e-mails. </span><span style="font-size: small;"><i>Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé, 17-1.</i></span></p>
<p>L’article <a href="https://qapn-conseil.fr/2016/12/01/on14-etes-vous-hyperconnecte-ou-bipolaire-procentre/">ON1/4 : Etes-vous hyperconnecté, ou bipolaire procentré ?&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://qapn-conseil.fr">QAPN conseil</a>.</p>
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